Le masseur-kinésithérapeute doit prendre toutes les dispositions nécessaires pour entretenir et perfectionner ses connaissances et compétences, et notamment satisfaire à son obligation de développement professionnel continu (article R. 4321-62 du Code de la santé publique).
Depuis le 1er janvier 2023, il est également soumis à une obligation de certification périodique. Les deux dispositifs sont distincts mais articulés.
Le DPC vise le maintien et l'actualisation des connaissances et des compétences ainsi que l'amélioration des pratiques. Chaque professionnel doit justifier, sur une période de trois ans, d'une démarche comportant des actions de formation continue, d'analyse, d'évaluation et d'amélioration des pratiques et de gestion des risques.
Le conseil national professionnel de chaque profession propose un parcours pluriannuel. Chaque professionnel y choisit ses actions ; pour les salariés, ce choix se fait en lien avec l'employeur. Pour les kinésithérapeutes, ce conseil national professionnel est le Collège de la masso-kinésithérapie (CMK). Les orientations prioritaires du DPC sont fixées par arrêté ministériel.
La certification périodique s'applique à sept professions de santé, dont les masseurs-kinésithérapeutes. Elle impose de réaliser un programme minimal d'actions autour de quatre axes :
Pour les kinésithérapeutes, cela représente deux actions par axe, soit huit actions au total.
La période de certification dure six ans. Les masseurs-kinésithérapeutes déjà en exercice au 1er janvier 2023 disposent toutefois de neuf ans pour leur première période.
Les actions réalisées au titre du DPC, de la formation continue et de l'accréditation sont prises en compte. Elles doivent cependant être choisies parmi celles prévues au référentiel de certification applicable. Celui des kinésithérapeutes a été publié par arrêté du 26 février 2026 ; il a été élaboré par le CMK et validé par la Haute Autorité de santé.
Chaque professionnel suit ses actions dans un compte individuel sur le téléservice « Ma Certif'Pro Santé », créé par décret du 26 décembre 2025.
L'Ordre contrôle le respect de cette obligation. Un manquement constitue une faute susceptible d'entraîner une sanction disciplinaire, sans exclure une procédure de suspension temporaire d'exercice pour insuffisance professionnelle.
L'Ordre précise enfin qu'aucun prestataire privé n'a été mandaté pour proposer des parcours ou accompagnements payants de certification.
Les actions de DPC peuvent être financées par l'Agence nationale du DPC (ANDPC) pour les masseurs-kinésithérapeutes libéraux conventionnés et les salariés des centres de santé conventionnés. Les forfaits sont fixés par profession, selon le type et le format de l'action.
Les libéraux peuvent également solliciter le FIF PL, à condition :
Les critères de prise en charge sont publiés par profession, à partir du code NAF.
Les salariés construisent leur parcours en lien avec leur employeur.
Les règles de prise en charge évoluant régulièrement, il est recommandé de les vérifier auprès de l'organisme concerné avant toute inscription.
Toutes les formations ne relèvent pas du DPC. Pour compter au titre de la certification périodique, une action doit correspondre au référentiel de la profession.
Pour vérifier qu'une formation repose sur des données scientifiques, l'Ordre met à disposition un tableau des pratiques et techniques illusoires et une charte relative aux organismes de formation.
Liens de référence de cette page
Code de la santé publique, art. R. 4321-62
Art. L. 4021-1 (DPC)
Art. L. 4022-1 à L. 4022-11 (certification périodique)
Ordonnance n° 2021-961 du 19 juillet 2021
Arrêté du 26 février 2026 (référentiels de certification)
Certification périodique
FAQ certification périodique
Agence nationale du DPC
Éligibilité et critères